Système politique traditionnel
Monarchie absolue sous l'Omugabe (roi). Le royaume d'Ankole comptait 16 districts, chacun dirige par un chef (Mukungu) nomme par le roi. L'Omugabe disposait de pouvoirs physiques, magiques et religieux. Il prenait les decisions de guerre et de paix et supervisait les nominations politiques. Un Premier ministre (Enganzi) et des chefs locaux (Abakuru b'ebyanga) assistaient le roi.
Organisation clanique
Les Banyankole sont divises en au moins 131 clans (enganda) regroupes en 4 racines communes (ebibunu/ebisintsi) : Abahinda (16 clans, le clan royal), Abagahe (43 clans), Abashambo (56 clans) et Abaishikatwa (16 clans). Chaque clan possede un ou plusieurs totems. Le clan Abahinda avait deux totems : le singe Nkima et le millet bulo. La succession royale se faisait par combat entre les fils du roi, l'heritier le plus fort reclamant le tambour royal Bagyendanwa.
Rôle des lignages
Organisation patrilineaire. Les lignages determinent l'appartenance clanique et les droits de succession. La societe est structuree en deux classes : les Bahima (eleveurs pastoraux, classe dominante) et les Bairu (agriculteurs, classe subalterne). Cette division a historiquement gouverne les roles sociaux, le mariage et l'acces aux ressources.
Autorité religieuse
Le roi (Omugabe) centralisait l'autorite religieuse. La tradition cosmogonoique Banyankole stipule que Ruhanga crea le premier homme (Rugabe) et la premiere femme (Nyamate). Les ancetres royaux deifies gouvernaient la fertilite, les tremblements de terre et le tonnerre. Chaque famille possedait un autel aux fantomes (ezimu), a qui on offrait du lait et parfois de la viande. Depuis la colonisation, le christianisme (catholique et anglican) est majoritaire.