Auto-appellation
Bangala / Mongala (singulier)
Exonymes
- Bangala
- Bamangala
- Bangalla
- Mangala
- Mangali
- Mongalla
- Ngola
- Wangala
- Boloki (Baloki, Boluki)
- Ngalla
D'où viennent ces noms. En lingala, Bangala se traduit par Peuple de la Mongala, désignant les populations vivant le long de la rivière Mongala (affluent du Congo). Les Européens nommèrent les habitants de la zone autour du poste de Bangala-Station (actuel Nouvelle-Anvers) Bangala dès 1877. Ce terme fut étendu abusivement à plusieurs groupes ethniques distincts du Haut et Moyen-Congo. Le terme Boloki désigne le même groupe sous un autre nom local.
Pourquoi ces noms posent problème. Le terme Bangala/Ngala est une désignation collective et souvent imprécise regroupant une constellation de groupes ethniques distincts le long du Moyen-Congo et du Haut-Congo (Budja, Ngombe, Poto, Doko, Mondunga, Ngbandi, Ngbaka, Mbanza, etc.). Certains de ces groupes sont de souche soudanaise (Ngbandi, Ngbaka) et non strictement bantoue. La langue bangala (Mɔnɔkɔ na bangála) servit de base au pidgin colonial qui devint le lingala.
L'usage aujourd'hui. Le terme Bangala est surtout utilisé dans un sens linguistique (langue bangala, soeur du lingala) et historique. L'identité ethnique Bangala/Ngala comme telle est peu revendiquée aujourd'hui ; les groupes se désignent par leur affiliation villageoise ou clanique. Le lingala, héritier direct du bangala colonial, est aujourd'hui la langue véhiculaire de 10 à 25 millions de personnes en RDC et en République du Congo.