Chefferies bantoues
Chefferies bantoues, développement des traditions culturelles, agriculture, commerce régional.
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Saviez-vous que
« Pygmée » est une unité de mesure grecque posée sur des peuples qui n'ont pas de nom commun.
Pygmē désigne en grec la coudée — du coude à l'articulation des doigts, environ trente-cinq centimètres. Homère et Hérodote en tirent les Pygmaioi, peuple minuscule et légendaire, occupé dans l'Iliade à faire la guerre aux grues. Le mot n'a désigné personne de réel avant que l'Europe ne le pose sur l'Afrique centrale.
Baka, Bagyeli, Aka, Twa, Mbuti n'ont ni langue commune, ni territoire commun, ni identité commune, et aucun ne se nomme ainsi : chacun a son propre nom. Il n'existe d'ailleurs aucun terme de remplacement qui les couvre tous — le meilleur indice que le groupe qu'il prétend nommer n'existe pas.
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Saviez-vous que
Le nom du lingala a été inventé par des missionnaires belges.
La langue, elle, ne l'a pas été : sa base est le bobangi, grande langue commerciale du fleuve Congo, parlée par les peuples riverains bien avant l'arrivée des Européens.
Au XIXe siècle, l'administration coloniale regroupe plusieurs populations du fleuve sous une même étiquette, « Bangala » — un nom que ces peuples n'employaient pas. Elle simplifie leur langue, en fixe l'orthographe, et baptise cette version standardisée lingala. Le lingala moderne garde environ 60 à 70 % de la structure bobangi.
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Saviez-vous que
Le nom du Burkina Faso est écrit dans trois langues à la fois.
Burkina vient du mooré et signifie « intègre » ; faso vient du dioula, où fa est le père et so la maison — la patrie. Le gentilé, burkinabè, prend le suffixe -ɓe du peul, celui qu'on retrouve dans Fulɓe. Trois langues du pays dans deux mots et un adjectif.
Thomas Sankara le proclame le 4 août 1984, en remplacement de Haute-Volta — un nom de fleuve, donné par l'administration coloniale, qui ne disait rien des soixante et quelques peuples qu'il recouvrait. Le nouveau nom n'en choisit aucun : il les fait parler ensemble.
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MOZ · fiche pays · réf. 2025
République du Mozambique (República de Moçambique)
En bref
Le Mozambique porte le nom d'un sultan : Mussa bin Bique, qui régnait au XVe siècle sur l'île que les Portugais abordèrent les premiers. Cités-États swahilies, royaumes shona et chefferies bantoues s'y rencontraient avant cinq siècles de colonisation portugaise. Makua, Tsonga, Shona, Sena, Ndau et Makonde y composent la population.
Le nom "Mozambique" vient de "Mozambique", nom d'une île au large de la côte nord du pays. L'île a été nommée d'après le sultan Mussa bin Bique (ou Musa al-Biq), qui régnait sur l'île au XVe siècle. Les Portugais ont utilisé le nom de l'île pour désigner toute la colonie.
Les peuples documentés ici représentent 28 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Chefferies bantoues, développement des traditions culturelles, agriculture, commerce régional.
Centres · Chefferies traditionnellesCités-États swahilies, commerce avec les Arabes et les Portugais, développement du commerce transocéanique, islamisation côtière.
Centres · Sofala · Quelimane · Angoche · Mozambique (île)Royaumes shona, héritage du Grand Zimbabwe, commerce régional, traditions shona.
Centres · Royaumes shona (Zimbabwe · Mozambique)