Chefferies bantoues
Chefferies bantoues, développement des traditions culturelles, agriculture, commerce régional.
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Saviez-vous que
« Hottentot » serait une moquerie de la sonorité d'une langue.
L'hypothèse la plus répandue veut que les colons néerlandais du Cap, arrivés dans les années 1650, aient forgé le mot en imitant les clics de la langue khoekhoe — quelque chose comme « bègue ». Elle n'est pas établie : aucune attestation antérieure ne vient l'appuyer, et une autre piste le fait venir d'une formule répétée dans un chant nama.
Ce que l'on sait avec certitude, c'est ce que le mot est devenu : une insulte, tenue aujourd'hui pour profondément offensante en Afrique du Sud. L'autonyme, lui, ne varie pas — Khoekhoen, « les hommes des hommes ».
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Saviez-vous que
Lesotho et Botswana ne sont pas des noms : ce sont des conjugaisons.
Mosotho, une personne ; Basotho, le peuple ; Sesotho, la langue ; Lesotho, le pays. La racine ne bouge pas, seul le préfixe change — et il porte tout. Motswana, Batswana, Setswana, Botswana suivent exactement la même grammaire.
Ces préfixes de classe sont le trait le plus caractéristique des langues bantoues. Deux États en ont fait leur nom officiel : lus correctement, ils annoncent qu'ils sont le pays d'un peuple, et donnent au passage de quoi nommer ce peuple et sa langue sans se tromper.
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Saviez-vous que
Le fleuve Niger ne doit rien au latin niger.
Le nom vient très probablement du touareg egerew n-igerewen, « le fleuve des fleuves », employé sur le cours moyen autour de Tombouctou et raccourci par les intermédiaires du commerce transsaharien. La ressemblance avec le latin niger, « noir », a fait le reste : elle a fixé l'orthographe et suggéré un sens qui n'y était pas.
Les peuples riverains disaient tous à peu près la même chose dans leur langue : Joliba en mandingue, Isa Ber en songhaï, Orimili en igbo — « grand fleuve » —, Kwara en haoussa, Oya en yoruba. Deux États portent aujourd'hui le nom que l'Europe a mal entendu.
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MOZ · fiche pays · réf. 2025
République du Mozambique (República de Moçambique)
En bref
Le Mozambique porte le nom d'un sultan : Mussa bin Bique, qui régnait au XVe siècle sur l'île que les Portugais abordèrent les premiers. Cités-États swahilies, royaumes shona et chefferies bantoues s'y rencontraient avant cinq siècles de colonisation portugaise. Makua, Tsonga, Shona, Sena, Ndau et Makonde y composent la population.
Le nom "Mozambique" vient de "Mozambique", nom d'une île au large de la côte nord du pays. L'île a été nommée d'après le sultan Mussa bin Bique (ou Musa al-Biq), qui régnait sur l'île au XVe siècle. Les Portugais ont utilisé le nom de l'île pour désigner toute la colonie.
Les peuples documentés ici représentent 28 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Chefferies bantoues, développement des traditions culturelles, agriculture, commerce régional.
Centres · Chefferies traditionnellesCités-États swahilies, commerce avec les Arabes et les Portugais, développement du commerce transocéanique, islamisation côtière.
Centres · Sofala · Quelimane · Angoche · Mozambique (île)Royaumes shona, héritage du Grand Zimbabwe, commerce régional, traditions shona.
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