Chefferies Kpelle
Chefferies Kpelle puissantes, système lignager, traditions forestières. Résistance à la colonisation américaine. Rôle politique majeur dans le Libéria contemporain.
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Saviez-vous que
« Bantou » n'est pas un peuple : c'est une catégorie forgée par un philologue en 1862.
Wilhelm Bleek construit le terme dans A Comparative Grammar of South African Languages, à partir d'une racine commune à des centaines de langues : ba-, le préfixe de pluriel humain, et -ntu, la personne. Ba-ntu : « les gens ».
Ce que Bleek nomme est une parenté entre langues, pas une identité. L'anthropologie coloniale, puis l'apartheid avec le Bantu Education Act de 1953, en ont fait une catégorie de « races » et de « cultures » bantoues — un usage que sa classification ne portait pas.
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Saviez-vous que
Personne ne sait ce que veut dire Tombouctou.
Quatre étymologies au moins se disputent la ville. La plus racontée en fait Tin Buktu, « le lieu de Bouctou », une vieille femme touarègue à qui les nomades confiaient leurs biens près d'un puits. L'historien malien Sékéné Cissoko y lit plutôt tin, le lieu, et bouctou, une petite dune.
L'explorateur Heinrich Barth, lui, écartait le puits et proposait le songhaï tùmbutu, un creux dans le sable — la ville étant bâtie dans une cuvette. Aucune ne l'emporte. Le nom le plus mythique d'Afrique est celui dont on est le moins sûr.
Source non vérifiée
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Saviez-vous que
Le nom du lingala a été inventé par des missionnaires belges.
La langue, elle, ne l'a pas été : sa base est le bobangi, grande langue commerciale du fleuve Congo, parlée par les peuples riverains bien avant l'arrivée des Européens.
Au XIXe siècle, l'administration coloniale regroupe plusieurs populations du fleuve sous une même étiquette, « Bangala » — un nom que ces peuples n'employaient pas. Elle simplifie leur langue, en fixe l'orthographe, et baptise cette version standardisée lingala. Le lingala moderne garde environ 60 à 70 % de la structure bobangi.
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LBR · fiche pays · réf. 2025
République du Libéria (Republic of Liberia)
En bref
Le Libéria tire son nom du latin « liber », libre : il fut fondé à partir de 1822 par l'American Colonization Society pour y installer des Afro-Américains affranchis. Le territoire était déjà celui des chefferies kpelle, bassa, grebo et gio. Sa capitale, Monrovia, porte le nom d'un président des États-Unis.
Le nom "Libéria" vient du latin "liber" (libre), en référence à la fondation du pays comme colonie pour les esclaves affranchis des États-Unis. Le nom a été donné par l'American Colonization Society (Société américaine de colonisation) qui a fondé la colonie en 1822.
Les peuples documentés ici représentent 91 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Chefferies Kpelle puissantes, système lignager, traditions forestières. Résistance à la colonisation américaine. Rôle politique majeur dans le Libéria contemporain.
Centres · Chefferies traditionnelles (intérieur)Chefferies Bassa, l'un des peuples les plus anciens de la côte libérienne, sociétés initiatiques traditionnelles, masques et rituels. Interaction avec les missions afro-américaines au XIXe siècle. Rôle important dans le Libéria moderne.
Centres · Chefferies traditionnelles (côte · centre et sud)Chefferies Grebo, traditions côtières, résistance à la colonisation américaine.
Centres · Chefferies traditionnelles (côte sud-est)Chefferies Gio, traditions forestières, structures lignagères.
Centres · Chefferies traditionnelles (nord)Chefferies Mano, traditions forestières, structures lignagères.
Centres · Chefferies traditionnelles (nord)Chefferies Krahn, traditions forestières, structures lignagères.
Centres · Chefferies traditionnelles (est)Chefferies Gola, traditions forestières, structures lignagères.
Centres · Chefferies traditionnelles (ouest)