Royaume d'Axoum
Royaume puissant, christianisation (IVe siècle), commerce avec l'Arabie, l'Inde et la Méditerranée. Centre intellectuel et religieux.
Centres · Axoum (capitale)Chargement de l'atlas
Saviez-vous que
Le Bénin a pris un nom qui n'appartenait à aucun de ses peuples.
Jusqu'en 1975 le pays s'appelait Dahomey, du nom du royaume fon d'Abomey — un nom légitime, mais celui d'un seul groupe parmi la cinquantaine que compte le pays. Le gouvernement de Mathieu Kérékou le remplace par Bénin, d'après la baie sur laquelle le pays s'ouvre, précisément parce que ce nom-là n'était à personne.
Le calcul a son ironie : la baie du Bénin tient elle-même son nom du royaume du Bénin, qui se trouve au Nigeria et dont l'actuel Bénin n'a jamais fait partie. Le pays a échangé le nom d'un de ses royaumes contre celui du royaume d'un voisin.
Source référencée
Chargement des pays
Saviez-vous que
« Bantou » n'est pas un peuple : c'est une catégorie forgée par un philologue en 1862.
Wilhelm Bleek construit le terme dans A Comparative Grammar of South African Languages, à partir d'une racine commune à des centaines de langues : ba-, le préfixe de pluriel humain, et -ntu, la personne. Ba-ntu : « les gens ».
Ce que Bleek nomme est une parenté entre langues, pas une identité. L'anthropologie coloniale, puis l'apartheid avec le Bantu Education Act de 1953, en ont fait une catégorie de « races » et de « cultures » bantoues — un usage que sa classification ne portait pas.
Source référencée
Chargement de la fiche pays
Saviez-vous que
« Berbère » vient du grec barbaros : celui dont on ne comprend pas la langue.
Passé au latin barbarus, le terme sert aux Romains à désigner les populations non latines d'Afrique du Nord ; les auteurs arabes médiévaux le reprennent, l'administration coloniale française en fait une catégorie. Une partie de la communauté le reçoit aujourd'hui comme péjoratif, par association avec « barbare ».
Le nom que ces peuples se donnent est Amazigh — Imazighen au pluriel — et il signifie « homme libre ». Kabyles, Chaouis, Rifains, Chleuhs, Mozabites et Touaregs sont tous Imazighen : des branches d'un même arbre, chacune avec sa région et son histoire.
Source référencée
ETH · fiche pays · réf. 2025
République fédérale démocratique d'Éthiopie (የኢትዮጵያ ፌዴራላዊ ዲሞክራሲያዊ ሪፐብሊክ)
En bref
L'Éthiopie est nommée par un mot grec, « Aithiopia », le pays des visages brûlés ; les Égyptiens l'appelaient Pount. Du royaume d'Axoum à l'Empire salomonien, son histoire étatique est ininterrompue, et elle n'a jamais été durablement colonisée — l'occupation italienne mise à part. Oromo, Amhara, Somali, Tigréens, Sidama et Gurage y composent une mosaïque sémitique et couchitique.
Le nom "Éthiopie" vient du grec "Αἰθιοπία" (Aithiopia), signifiant "pays des visages brûlés" ou "pays des Noirs". Le terme était utilisé par les Grecs anciens pour désigner les terres au sud de l'Égypte. Le nom amharique "Ityop'iya" (ኢትዮጵያ) est dérivé du grec.
Les peuples documentés ici représentent 79 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume puissant, christianisation (IVe siècle), commerce avec l'Arabie, l'Inde et la Méditerranée. Centre intellectuel et religieux.
Centres · Axoum (capitale)Empire puissant avec dynasties salomonides, christianisation, expansion territoriale, résistance à la colonisation.
Centres · Gondar · Addis-Abeba (capitale depuis 1889)Chute de l'empire (1974), régime socialiste (Derg), guerre civile, famine.
Centres · Addis-Abeba (capitale)Transition démocratique (1991), fédéralisme ethnique (1995), développement économique, défis de gouvernance et de stabilité.
Centres · Addis-Abeba (capitale)