Lesotho et Botswana ne sont pas des noms : ce sont des conjugaisons.
Mosotho, une personne ; Basotho, le peuple ; Sesotho, la langue ; Lesotho, le pays. La racine ne bouge pas, seul le préfixe change — et il porte tout. Motswana, Batswana, Setswana, Botswana suivent exactement la même grammaire.
Ces préfixes de classe sont le trait le plus caractéristique des langues bantoues. Deux États en ont fait leur nom officiel : lus correctement, ils annoncent qu'ils sont le pays d'un peuple, et donnent au passage de quoi nommer ce peuple et sa langue sans se tromper.
PaysLesotho
PaysBotswana
PeupleSotho
PeupleTswana
Source officielle
Chargement des peuples
Saviez-vous que
Plusieurs cartes d'Afrique disent deux fois la même chose.
Nyasa veut dire « lac » en yao et en chichewa : le lac Nyasa est le lac Lac, et le Nyassaland était le pays du Lac. Tsade veut dire « lac » en kanouri : le lac Tchad est le lac Lac, et le pays en porte aujourd'hui le nom. Ṣaḥrāʾ veut dire « désert » en arabe : le Sahara est le désert du Désert.
Le mécanisme est toujours le même. Le voyageur demande le nom d'un lieu, on lui répond ce que c'est, il note la réponse comme un nom propre. Ces toponymes tautologiques marquent l'endroit exact où la conversation a échoué.
PaysMalawi
PaysTchad
PeupleYao
PeupleKanuri
Source référencée
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
Le Zimbabwe porte le nom d'un monument qu'une loi interdisait d'attribuer aux Africains.
Dzimba dza mabwe : « maisons de pierre », en shona. Le site du Grand Zimbabwe gênait : en 1902, Cecil Rhodes finance une fouille avec pour consigne explicite d'établir une origine non africaine, et l'on invoque tour à tour les Phéniciens et la reine de Saba.
En 1970, le gouvernement rhodésien interdit à toute publication officielle d'affirmer que le site est une création africaine. L'archéologue Peter Garlake, qui le soutenait, est emprisonné puis expulsé. En 1980, le pays indépendant se donne le nom des ruines — la réponse la plus courte possible à soixante-dix ans de démenti.
PaysZimbabwe
PeupleShona
Source référencée
Peuples
Liens de Zoulou
Linguistique · dérivé
Aka
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Ambo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Autres peuples bantous du Gabon
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baganda
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baganda / Ganda
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bakossi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bakweri
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bantous somaliens
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Banyankole
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Banyoro
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Basoga / Soga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
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Bassa du Cameroun
dérivé de la hiérarchie AFRIK
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Batonga / Tonga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Batooro
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bemba
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bena
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bende
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Béti
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bisa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bondei
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bubi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bulu
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Chagga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Chewa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Migratoire
Xhosa
Années 1820-1830 (Mfecane)
Le bouleversement du Mfecane, consécutif à l'expansion militaire du royaume zoulou sous Shaka dans les années 1820, provoque la dispersion de plusieurs groupes nguni du Natal (Hlubi, Bhele, Zizi). Une partie de ces réfugiés migre vers le sud jusqu'au territoire xhosa de la frontière du Cap, où ils sont accueillis comme dépendants par des chefs xhosa, notamment le chef gcaleka Hintsa, à partir du début des années 1820. Ces groupes, connus plus tard sous le nom d'amaMfengu, forment une population distincte au sein de la société frontalière du Cap oriental ; l'ampleur exacte de cette migration de réfugiés fait l'objet d'un débat historiographique (Cobbing, Webster, Stapleton).