Le nom vient très probablement du touareg egerew n-igerewen, « le fleuve des fleuves », employé sur le cours moyen autour de Tombouctou et raccourci par les intermédiaires du commerce transsaharien. La ressemblance avec le latin niger, « noir », a fait le reste : elle a fixé l'orthographe et suggéré un sens qui n'y était pas.
Les peuples riverains disaient tous à peu près la même chose dans leur langue : Joliba en mandingue, Isa Ber en songhaï, Orimili en igbo — « grand fleuve » —, Kwara en haoussa, Oya en yoruba. Deux États portent aujourd'hui le nom que l'Europe a mal entendu.
PaysNiger
PaysNigeria
PaysMali
PeupleSonghaï
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Chargement des peuples
Saviez-vous que
Le Nigeria a été nommé dans une tribune de presse.
Le 8 janvier 1897, Flora Shaw publie dans le Times une chronique où elle propose d'appeler Nigeria les territoires administrés par la Royal Niger Company — l'appellation en vigueur, « Royal Niger Company Territories », étant impraticable. Elle est alors rédactrice coloniale du journal, et la journaliste la mieux payée de son temps.
Elle épouse en 1902 Frederick Lugard, qui devient gouverneur général et reprend le nom en 1914 en fusionnant les protectorats du Nord et du Sud. Le pays le plus peuplé d'Afrique porte donc un nom de commodité, trouvé par une chroniqueuse pour éviter une périphrase.
PaysNigeria
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Saviez-vous que
Le nom du lingala a été inventé par des missionnaires belges.
La langue, elle, ne l'a pas été : sa base est le bobangi, grande langue commerciale du fleuve Congo, parlée par les peuples riverains bien avant l'arrivée des Européens.
Au XIXe siècle, l'administration coloniale regroupe plusieurs populations du fleuve sous une même étiquette, « Bangala » — un nom que ces peuples n'employaient pas. Elle simplifie leur langue, en fixe l'orthographe, et baptise cette version standardisée lingala. Le lingala moderne garde environ 60 à 70 % de la structure bobangi.
PaysRDC
PeupleNgala (Bangala)
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Peuples
Liens de Yao
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Migratoire
Makonde
Mi-XVIIIe siècle - fin XIXe siècle
Entre le milieu du XVIIIe et la fin du XIXe siècle, l'intensification des raids esclavagistes et l'expansion des réseaux commerciaux yao dans la région du fleuve Ruvuma poussent une partie de la population makonde à se replier sur le plateau de Mueda, dans le nord du Mozambique. Ce même plateau accueille par ailleurs des réfugiés d'origine yao et makua fuyant les mêmes violences, qui sont progressivement absorbés par les communautés makonde.
À partir de la fin du XVIIIe siècle, les marchands yao de l'arrière-pays du lac Nyasa organisent des caravanes longue distance transportant de l'ivoire, puis de plus en plus des captifs, vers les villes marchandes swahili et arabes de la côte est-africaine, notamment Kilwa. En retour, les chefs de caravane yao obtiennent des étoffes, des perles, des armes à feu et d'autres biens fournis par les marchands swahili et de l'océan Indien. Cet échange s'intensifie au cours du XIXe siècle avec la croissance de la demande côtière et internationale d'ivoire et d'esclaves, ce qui restructure l'organisation politique yao autour du commerce à longue distance, avant de décliner sous la domination coloniale à la fin du siècle.