« Bantou » n'est pas un peuple : c'est une catégorie forgée par un philologue en 1862.
Wilhelm Bleek construit le terme dans A Comparative Grammar of South African Languages, à partir d'une racine commune à des centaines de langues : ba-, le préfixe de pluriel humain, et -ntu, la personne. Ba-ntu : « les gens ».
Ce que Bleek nomme est une parenté entre langues, pas une identité. L'anthropologie coloniale, puis l'apartheid avec le Bantu Education Act de 1953, en ont fait une catégorie de « races » et de « cultures » bantoues — un usage que sa classification ne portait pas.
Famille linguistiqueLangues bantoues
PeupleZoulou
PeupleXhosa
PaysAfrique du Sud
Source référencée
Chargement des peuples
Saviez-vous que
Lesotho et Botswana ne sont pas des noms : ce sont des conjugaisons.
Mosotho, une personne ; Basotho, le peuple ; Sesotho, la langue ; Lesotho, le pays. La racine ne bouge pas, seul le préfixe change — et il porte tout. Motswana, Batswana, Setswana, Botswana suivent exactement la même grammaire.
Ces préfixes de classe sont le trait le plus caractéristique des langues bantoues. Deux États en ont fait leur nom officiel : lus correctement, ils annoncent qu'ils sont le pays d'un peuple, et donnent au passage de quoi nommer ce peuple et sa langue sans se tromper.
PaysLesotho
PaysBotswana
PeupleSotho
PeupleTswana
Source officielle
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
On ne s'accorde ni sur qui a nommé la Sierra Leone, ni sur pourquoi.
Le récit courant attribue Serra Lyoa, « montagnes du Lion », au Portugais Pedro de Sintra vers 1462. L'historien sierra-léonais C. Magbaily Fyle le conteste : le nom est attesté avant cette date, et l'attribution serait une erreur de lecture recopiée d'un historien à l'autre.
La raison du nom se dédouble aussi : pour les uns le relief de la côte évoquait des dents de lion, pour les autres c'est l'orage qui rugissait au-dessus des collines. Les marins anglais en font Sierra Leoa au XVIe siècle, puis Sierra Leone ; les Britanniques l'officialisent en 1787.
PaysSierra Leone
PeupleTemne
PeupleMende
Source référencée
Peuples
Liens de Soninke
Linguistique · dérivé
Bambara
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bandi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bassa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bissa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bobo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bozo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Dafing
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Dan
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Dioula
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Dyula
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Gban
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Gbandi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Gbélé
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Gio
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Gouro
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Guro
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Jahanka
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kono
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kpana
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kpelle
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Loma
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Mahouka
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Malinké
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Mande du Sud
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Commerciale
Touareg
XIIIe-XVIe siècle
À partir du XIIIe siècle, des communautés marchandes soninké (la diaspora wangara) fondent et exploitent des comptoirs commerciaux dans les villes sahariennes de Oualata et Tombouctou, qui servent de terminus méridionaux aux caravanes transsahariennes de sel, notamment la route reliant les gisements de sel de Taghaza et Taoudenni au Sahel. Les confédérations touarègues contrôlent ces routes caravanières désertiques, échangeant le sel saharien contre de l'or et d'autres biens fournis par les marchands soninké et leurs partenaires sahéliens, dans le cadre des empires du Mali puis, plus tard, du Songhaï.
À partir du IXe siècle, des marchands berbères et touaregs islamisés diffusent l'islam vers le sud le long des routes caravanières reliant le Maghreb aux cités marchandes sahéliennes de l'empire du Ghana (notamment Koumbi Saleh). À la fin du Xe et au XIe siècle, l'élite dirigeante soninké du Ghana a adopté l'islam au niveau de la cour : le roi emploie des interprètes musulmans, et la plupart de ses ministres et trésoriers sont des musulmans lettrés en arabe, tandis que le souverain lui-même et la population dans son ensemble conservent largement la religion traditionnelle. Le mouvement almoravide, mouvement de réforme religieuse berbère né parmi les Berbères sahariens, intensifie ensuite cette islamisation au milieu et à la fin du XIe siècle.