Art essentiellement religieux, domine par la sculpture sur bois des masques ; les Nyabwa fabriquent des masques horribles visant a creer une atmosphere de crainte sacree propice a la communion avec les entites occultes. Instruments : idiophones (sable/ziangloe hochets-sonnailles, kodji double hochet, gogohoun cloche, gbe li xylophone a 7 lames sur troncs de bananes, goule slit drum, pete lamellophone a 6 lames) ; membranophones (doule, djoudjouleo, zagbadi, gogoba, bedre, kpiei, keke, gla gbolo — percussions de peau de biche, de mouton ou de vache) ; cordophones (dodo, arc-en-bouche ou guitare artisanale a 3 cordes) ; aeropho nes (guingbo cor d'antilope, gbakobei ocarina en fruit, pegkou/tron sifflet en bois, begbo sifflet en corne de biche, doblakpa mirliton en patte de touraco). Genres vocaux : tohourou (eloges du masque chanteur), dissabre ou lepolo (chant a deux solistes en alternance), yaka (recitals poetiques aux funerailles), aloukou (danse de jeunesse). Les musiciens ne forment pas une caste ; tout le monde peut jouer sauf dans les contextes sacres ; les poetes yaka-pohi portent couronne de dents de panthere et amulettes. Certains genres disparaissent (pete, gbeli, bro, klinlo).