« Hottentot » serait une moquerie de la sonorité d'une langue.
L'hypothèse la plus répandue veut que les colons néerlandais du Cap, arrivés dans les années 1650, aient forgé le mot en imitant les clics de la langue khoekhoe — quelque chose comme « bègue ». Elle n'est pas établie : aucune attestation antérieure ne vient l'appuyer, et une autre piste le fait venir d'une formule répétée dans un chant nama.
Ce que l'on sait avec certitude, c'est ce que le mot est devenu : une insulte, tenue aujourd'hui pour profondément offensante en Afrique du Sud. L'autonyme, lui, ne varie pas — Khoekhoen, « les hommes des hommes ».
PeupleKhoikhoi
PaysAfrique du Sud
PaysNamibie
Source référencée
Chargement des peuples
Saviez-vous que
Le même peuple change de nom à chaque frontière qu'il traverse.
Ils se nomment Fulɓe au pluriel, Pullo au singulier. Le français dit Peul, emprunté au wolof ; l'anglais dit Fulani, emprunté au haoussa ; on lit aussi Fula, et Fellata au Tchad et au Soudan. Leur langue s'appelle pulaar à l'ouest et fulfulde à l'est.
Aucun de ces noms n'est faux, et un seul est le leur. La dispersion du vocabulaire suit celle du peuple : présents du Sénégal au Soudan, les Fulɓe ont été nommés par chacun de leurs voisins, puis par chaque administration coloniale qui les a rencontrés, dans la langue qu'elle avait sous la main.
PeupleFulɓe (Peul)
PaysSénégal
PaysMali
PaysNiger
Source officielle
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
Quatre pays portent le nom de Guinée, et personne ne sait ce qu'il veut dire.
Une piste le fait venir du berbère aginaw, « homme noir » — d'où akal n-iguinawen, « le pays des hommes noirs » — ; le mot apparaît sur les cartes européennes à partir du XIVe siècle. Une autre, avancée par le géographe Léon l'Africain en 1526, y voit une déformation de Djenné, la grande cité marchande du Niger.
Aucune n'est établie. Le nom n'en a pas moins servi à découper la côte, puis à baptiser la Guinée, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale — et, à l'autre bout du monde, la Nouvelle-Guinée, nommée ainsi par un navigateur qui trouvait à ses habitants un air de ressemblance.
PaysGuinée
PaysGuinée-Bissau
PaysGuinée équatoriale
Source non vérifiée
Peuples
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Migratoire
Yao
Mi-XVIIIe siècle - fin XIXe siècle
Entre le milieu du XVIIIe et la fin du XIXe siècle, l'intensification des raids esclavagistes et l'expansion des réseaux commerciaux yao dans la région du fleuve Ruvuma poussent une partie de la population makonde à se replier sur le plateau de Mueda, dans le nord du Mozambique. Ce même plateau accueille par ailleurs des réfugiés d'origine yao et makua fuyant les mêmes violences, qui sont progressivement absorbés par les communautés makonde.