Lesotho et Botswana ne sont pas des noms : ce sont des conjugaisons.
Mosotho, une personne ; Basotho, le peuple ; Sesotho, la langue ; Lesotho, le pays. La racine ne bouge pas, seul le préfixe change — et il porte tout. Motswana, Batswana, Setswana, Botswana suivent exactement la même grammaire.
Ces préfixes de classe sont le trait le plus caractéristique des langues bantoues. Deux États en ont fait leur nom officiel : lus correctement, ils annoncent qu'ils sont le pays d'un peuple, et donnent au passage de quoi nommer ce peuple et sa langue sans se tromper.
PaysLesotho
PaysBotswana
PeupleSotho
PeupleTswana
Source officielle
Chargement des peuples
Saviez-vous que
« Pygmée » est une unité de mesure grecque posée sur des peuples qui n'ont pas de nom commun.
Pygmē désigne en grec la coudée — du coude à l'articulation des doigts, environ trente-cinq centimètres. Homère et Hérodote en tirent les Pygmaioi, peuple minuscule et légendaire, occupé dans l'Iliade à faire la guerre aux grues. Le mot n'a désigné personne de réel avant que l'Europe ne le pose sur l'Afrique centrale.
Baka, Bagyeli, Aka, Twa, Mbuti n'ont ni langue commune, ni territoire commun, ni identité commune, et aucun ne se nomme ainsi : chacun a son propre nom. Il n'existe d'ailleurs aucun terme de remplacement qui les couvre tous — le meilleur indice que le groupe qu'il prétend nommer n'existe pas.
PeuplePeuples autochtones des forêts d'Afrique centrale
PeupleTwa
PaysCameroun
PaysRDC
Source référencée
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
Le Zimbabwe porte le nom d'un monument qu'une loi interdisait d'attribuer aux Africains.
Dzimba dza mabwe : « maisons de pierre », en shona. Le site du Grand Zimbabwe gênait : en 1902, Cecil Rhodes finance une fouille avec pour consigne explicite d'établir une origine non africaine, et l'on invoque tour à tour les Phéniciens et la reine de Saba.
En 1970, le gouvernement rhodésien interdit à toute publication officielle d'affirmer que le site est une création africaine. L'archéologue Peter Garlake, qui le soutenait, est emprisonné puis expulsé. En 1980, le pays indépendant se donne le nom des ruines — la réponse la plus courte possible à soixante-dix ans de démenti.
PaysZimbabwe
PeupleShona
Source référencée
Peuples
Liens de Fulbe (Fula / Peul)
Linguistique · dérivé
Africains d'origine recente (Cap-Vert)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bainouk
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Balanta
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bidyogo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bijago
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bijago / Bidyogo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Dei
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Diola (Joola / Jola)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Fula (Fulbe / Peul)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Fulbe du Massina (Peuls du Massina / Macina)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Gola (Gula / Koya)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kasanga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kissi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kuranko
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Limba
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Mancanha
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Manjak
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Manjak / Bainuk
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Mankanya
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Nalu
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Papel
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Peuples atlantiques
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Serere
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Migratoire
Hausa
XIVe-XVIIIe siècle
À partir du XIVe siècle environ, des pasteurs peuls migrent progressivement vers les cités-États haoussa, où ils s'installent par vagues successives, notamment dans les régions de Katsina, Kebbi et Zamfara, sans campagne de conquête organisée. Leur nombre croît lentement mais régulièrement : intégrés à l'économie locale par l'échange de produits laitiers contre des céréales et par des accords de pâturage, ils forment une minorité importante dans la région dès le milieu du XVIIIe siècle. Cette installation progressive précède de plusieurs siècles le jihad peul de 1804 dirigé par Usman dan Fodio.
En 1804, Usman dan Fodio, érudit et réformateur musulman peul, lance un jihad contre les États haoussa, reprochant à leurs dirigeants de mêler la pratique islamique à la religion traditionnelle et d'appliquer incomplètement la loi islamique. Ce jihad (1804-1808) renverse les rois haoussa, les remplace par des émirs peuls fidèles à Usman, et établit le califat de Sokoto, un État organisé autour d'une application plus stricte et réformiste de l'islam.