« Berbère » vient du grec barbaros : celui dont on ne comprend pas la langue.
Passé au latin barbarus, le terme sert aux Romains à désigner les populations non latines d'Afrique du Nord ; les auteurs arabes médiévaux le reprennent, l'administration coloniale française en fait une catégorie. Une partie de la communauté le reçoit aujourd'hui comme péjoratif, par association avec « barbare ».
Le nom que ces peuples se donnent est Amazigh — Imazighen au pluriel — et il signifie « homme libre ». Kabyles, Chaouis, Rifains, Chleuhs, Mozabites et Touaregs sont tous Imazighen : des branches d'un même arbre, chacune avec sa région et son histoire.
PeupleAmazigh
PaysMaroc
PaysAlgérie
Source référencée
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Saviez-vous que
Quatre pays portent le nom de Guinée, et personne ne sait ce qu'il veut dire.
Une piste le fait venir du berbère aginaw, « homme noir » — d'où akal n-iguinawen, « le pays des hommes noirs » — ; le mot apparaît sur les cartes européennes à partir du XIVe siècle. Une autre, avancée par le géographe Léon l'Africain en 1526, y voit une déformation de Djenné, la grande cité marchande du Niger.
Aucune n'est établie. Le nom n'en a pas moins servi à découper la côte, puis à baptiser la Guinée, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale — et, à l'autre bout du monde, la Nouvelle-Guinée, nommée ainsi par un navigateur qui trouvait à ses habitants un air de ressemblance.
PaysGuinée
PaysGuinée-Bissau
PaysGuinée équatoriale
Source non vérifiée
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Saviez-vous que
Le nom du lingala a été inventé par des missionnaires belges.
La langue, elle, ne l'a pas été : sa base est le bobangi, grande langue commerciale du fleuve Congo, parlée par les peuples riverains bien avant l'arrivée des Européens.
Au XIXe siècle, l'administration coloniale regroupe plusieurs populations du fleuve sous une même étiquette, « Bangala » — un nom que ces peuples n'employaient pas. Elle simplifie leur langue, en fixe l'orthographe, et baptise cette version standardisée lingala. Le lingala moderne garde environ 60 à 70 % de la structure bobangi.
PaysRDC
PeupleNgala (Bangala)
Source référencée
Peuples
Liens de Fon
Linguistique · dérivé
Abé
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Abidji
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Abouré
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Abron
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Adioukrou
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Adja
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Afemai
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Linguistique · dérivé
Agni
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Ahanta
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Akuapem
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Akyem
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Alago
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Linguistique · dérivé
Alladian
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Anago
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Annang
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Anyi
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Aowin
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Linguistique · dérivé
Ashanti
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Assin
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Attié
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baoulé
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bassa Nge
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bille
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bono
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Religieuse
Yoruba
XVIIIe-XIXe siècle (vassalité du Dahomey envers Oyo, 1727-1823)
Le culte yoruba des orisha et le vaudou fon partagent un substrat religieux régional commun, que les ethnographes font remonter aux peuples de langue aja de la région de Tado, antérieur à l'essor des royaumes d'Oyo et du Dahomey ; chez les locuteurs fon, le terme vodún est globalement considéré comme synonyme du terme yoruba òrìṣà. Pendant la période où le Dahomey est un État vassal tributaire de l'empire d'Oyo (vers 1727-1823), la cour fon adopte en outre spécifiquement le système de divination yoruba du Fá (Ifá) ainsi que les cultes Orò et Egúngún. Les chercheurs décrivent donc cette relation comme un substrat partagé renforcé par un emprunt documenté, à sens unique et de niveau curial (du yoruba vers le fon), pendant la période de domination politique d'Oyo, plutôt que comme une transmission fondatrice à sens unique.