Royaume du Kanem
Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu.
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Saviez-vous que
« Berbère » vient du grec barbaros : celui dont on ne comprend pas la langue.
Passé au latin barbarus, le terme sert aux Romains à désigner les populations non latines d'Afrique du Nord ; les auteurs arabes médiévaux le reprennent, l'administration coloniale française en fait une catégorie. Une partie de la communauté le reçoit aujourd'hui comme péjoratif, par association avec « barbare ».
Le nom que ces peuples se donnent est Amazigh — Imazighen au pluriel — et il signifie « homme libre ». Kabyles, Chaouis, Rifains, Chleuhs, Mozabites et Touaregs sont tous Imazighen : des branches d'un même arbre, chacune avec sa région et son histoire.
Source référencée
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Saviez-vous que
« Pygmée » est une unité de mesure grecque posée sur des peuples qui n'ont pas de nom commun.
Pygmē désigne en grec la coudée — du coude à l'articulation des doigts, environ trente-cinq centimètres. Homère et Hérodote en tirent les Pygmaioi, peuple minuscule et légendaire, occupé dans l'Iliade à faire la guerre aux grues. Le mot n'a désigné personne de réel avant que l'Europe ne le pose sur l'Afrique centrale.
Baka, Bagyeli, Aka, Twa, Mbuti n'ont ni langue commune, ni territoire commun, ni identité commune, et aucun ne se nomme ainsi : chacun a son propre nom. Il n'existe d'ailleurs aucun terme de remplacement qui les couvre tous — le meilleur indice que le groupe qu'il prétend nommer n'existe pas.
Source référencée
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Saviez-vous que
Dans plusieurs langues africaines, une même formule définit la personne par les autres.
Muntu chez les Kongo et les Luba, umuntu en zoulou, motho en tswana, mɔgɔ en bambara, onipa en akan, qof en somali : le mot « personne » se répond d'une langue à l'autre, et se retrouve pris dans la même construction.
« Umuntu ngumuntu ngabantu » en zoulou — une personne est une personne par les autres ; « Onipa nyɛ onipa nkoara » en akan ; « Qof waa qof dad awgiis » en somali. Ces formules définissent la personne par ses relations plutôt que par elle-même.
Source non vérifiée
TCD · fiche pays · réf. 2025
République du Tchad (Republic of Chad, جمهورية تشاد)
En bref
Le Tchad porte le nom de son lac, du kanembu « tsade », la grande étendue d'eau. Royaumes du Kanem et du Bornou, chefferies sara : son territoire articule Sahara, Sahel et savane. Sara, Arabes tchadiens, Kanembu et Toubou y font coexister traditions soudaniques et sahariennes.
Le nom "Tchad" vient du lac Tchad, qui occupe une position centrale dans la région. Le terme "Tchad" (ou "Chad" en anglais) est dérivé du mot kanembu "tsade" ou "sade", signifiant "grande étendue d'eau" ou "lac". Le lac Tchad était un centre important pour les royaumes historiques de la région (Kanem-Bornou). Le nom "Tchad" a été officialisé par les colonisateurs français au début du XXe siècle.
Les peuples documentés ici représentent 39 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu.
Centres · Njimi (capitale du Kanem)Royaume saharien puissant, continuation du royaume du Kanem, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, résistance aux colonisateurs.
Centres · Ngazargamu (capitale du Bornou)Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu, résistance aux colonisateurs.
Centres · Njimi (Kanem) · Ngazargamu (Bornou)Organisation politique traditionnelle des Sara, chefferies territoriales, résistance aux colonisateurs.
Centres · Chefferies traditionnelles