Royaume du Kanem
Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu.
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Saviez-vous que
« Hottentot » serait une moquerie de la sonorité d'une langue.
L'hypothèse la plus répandue veut que les colons néerlandais du Cap, arrivés dans les années 1650, aient forgé le mot en imitant les clics de la langue khoekhoe — quelque chose comme « bègue ». Elle n'est pas établie : aucune attestation antérieure ne vient l'appuyer, et une autre piste le fait venir d'une formule répétée dans un chant nama.
Ce que l'on sait avec certitude, c'est ce que le mot est devenu : une insulte, tenue aujourd'hui pour profondément offensante en Afrique du Sud. L'autonyme, lui, ne varie pas — Khoekhoen, « les hommes des hommes ».
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Saviez-vous que
« Bantou » n'est pas un peuple : c'est une catégorie forgée par un philologue en 1862.
Wilhelm Bleek construit le terme dans A Comparative Grammar of South African Languages, à partir d'une racine commune à des centaines de langues : ba-, le préfixe de pluriel humain, et -ntu, la personne. Ba-ntu : « les gens ».
Ce que Bleek nomme est une parenté entre langues, pas une identité. L'anthropologie coloniale, puis l'apartheid avec le Bantu Education Act de 1953, en ont fait une catégorie de « races » et de « cultures » bantoues — un usage que sa classification ne portait pas.
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Saviez-vous que
Le Nigeria a été nommé dans une tribune de presse.
Le 8 janvier 1897, Flora Shaw publie dans le Times une chronique où elle propose d'appeler Nigeria les territoires administrés par la Royal Niger Company — l'appellation en vigueur, « Royal Niger Company Territories », étant impraticable. Elle est alors rédactrice coloniale du journal, et la journaliste la mieux payée de son temps.
Elle épouse en 1902 Frederick Lugard, qui devient gouverneur général et reprend le nom en 1914 en fusionnant les protectorats du Nord et du Sud. Le pays le plus peuplé d'Afrique porte donc un nom de commodité, trouvé par une chroniqueuse pour éviter une périphrase.
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TCD · fiche pays · réf. 2025
République du Tchad (Republic of Chad, جمهورية تشاد)
En bref
Le Tchad porte le nom de son lac, du kanembu « tsade », la grande étendue d'eau. Royaumes du Kanem et du Bornou, chefferies sara : son territoire articule Sahara, Sahel et savane. Sara, Arabes tchadiens, Kanembu et Toubou y font coexister traditions soudaniques et sahariennes.
Le nom "Tchad" vient du lac Tchad, qui occupe une position centrale dans la région. Le terme "Tchad" (ou "Chad" en anglais) est dérivé du mot kanembu "tsade" ou "sade", signifiant "grande étendue d'eau" ou "lac". Le lac Tchad était un centre important pour les royaumes historiques de la région (Kanem-Bornou). Le nom "Tchad" a été officialisé par les colonisateurs français au début du XXe siècle.
Les peuples documentés ici représentent 39 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu.
Centres · Njimi (capitale du Kanem)Royaume saharien puissant, continuation du royaume du Kanem, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, résistance aux colonisateurs.
Centres · Ngazargamu (capitale du Bornou)Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu, résistance aux colonisateurs.
Centres · Njimi (Kanem) · Ngazargamu (Bornou)Organisation politique traditionnelle des Sara, chefferies territoriales, résistance aux colonisateurs.
Centres · Chefferies traditionnelles