Royaume du Kanem
Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu.
Centres · Njimi (capitale du Kanem)Chargement de l'atlas
Saviez-vous que
La Côte d'Ivoire porte le nom de la marchandise qu'on y chargeait.
Les navigateurs portugais désignaient ce littoral par sa marchandise : Costa do Marfim, la côte de l'ivoire. À l'est, vers Assinie, on parlait déjà de la Côte de l'Or — l'actuel Ghana.
En 1839, l'officier français Bouët-Willaumez francise l'appellation et la fixe officiellement. Il n'invente pas le nom : il institutionnalise un terme employé depuis des siècles dans les langues européennes. Ces noms de côtes découpaient un commerce, pas les peuples qui y vivaient.
Source référencée
Chargement des pays
Saviez-vous que
Le fleuve Niger ne doit rien au latin niger.
Le nom vient très probablement du touareg egerew n-igerewen, « le fleuve des fleuves », employé sur le cours moyen autour de Tombouctou et raccourci par les intermédiaires du commerce transsaharien. La ressemblance avec le latin niger, « noir », a fait le reste : elle a fixé l'orthographe et suggéré un sens qui n'y était pas.
Les peuples riverains disaient tous à peu près la même chose dans leur langue : Joliba en mandingue, Isa Ber en songhaï, Orimili en igbo — « grand fleuve » —, Kwara en haoussa, Oya en yoruba. Deux États portent aujourd'hui le nom que l'Europe a mal entendu.
Source référencée
Chargement de la fiche pays
Saviez-vous que
L'Éthiopie a deux noms venus du dehors, et un seul du dedans.
Aithiopía est grec et signifie « visage brûlé ». Abyssinie vient de l'arabe habasha, qui désignait les populations de la corne. Deux exonymes, posés par deux voisins, pour un pays qui n'a jamais cessé de se nommer lui-même.
L'autonyme est ʾĪtyōṗṗyā, attesté dans les textes guèzes et repris comme nom officiel de l'État. Abyssinie, lui, est sorti de l'usage : le pays a laissé tomber l'un des deux noms qu'on lui avait donnés et gardé celui qu'il pouvait revendiquer.
Source référencée
TCD · fiche pays · réf. 2025
République du Tchad (Republic of Chad, جمهورية تشاد)
En bref
Le Tchad porte le nom de son lac, du kanembu « tsade », la grande étendue d'eau. Royaumes du Kanem et du Bornou, chefferies sara : son territoire articule Sahara, Sahel et savane. Sara, Arabes tchadiens, Kanembu et Toubou y font coexister traditions soudaniques et sahariennes.
Le nom "Tchad" vient du lac Tchad, qui occupe une position centrale dans la région. Le terme "Tchad" (ou "Chad" en anglais) est dérivé du mot kanembu "tsade" ou "sade", signifiant "grande étendue d'eau" ou "lac". Le lac Tchad était un centre important pour les royaumes historiques de la région (Kanem-Bornou). Le nom "Tchad" a été officialisé par les colonisateurs français au début du XXe siècle.
Les peuples documentés ici représentent 39 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu.
Centres · Njimi (capitale du Kanem)Royaume saharien puissant, continuation du royaume du Kanem, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, résistance aux colonisateurs.
Centres · Ngazargamu (capitale du Bornou)Royaume saharien puissant, contrôle du commerce transsaharien, expansion de l'islam, développement de la civilisation kanembu, résistance aux colonisateurs.
Centres · Njimi (Kanem) · Ngazargamu (Bornou)Organisation politique traditionnelle des Sara, chefferies territoriales, résistance aux colonisateurs.
Centres · Chefferies traditionnelles