Chefferies Temne
Organisation politique traditionnelle des Temne, chefferies indépendantes, résistance à la colonisation britannique.
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Saviez-vous que
Quatre pays portent le nom de Guinée, et personne ne sait ce qu'il veut dire.
Une piste le fait venir du berbère aginaw, « homme noir » — d'où akal n-iguinawen, « le pays des hommes noirs » — ; le mot apparaît sur les cartes européennes à partir du XIVe siècle. Une autre, avancée par le géographe Léon l'Africain en 1526, y voit une déformation de Djenné, la grande cité marchande du Niger.
Aucune n'est établie. Le nom n'en a pas moins servi à découper la côte, puis à baptiser la Guinée, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale — et, à l'autre bout du monde, la Nouvelle-Guinée, nommée ainsi par un navigateur qui trouvait à ses habitants un air de ressemblance.
Source non vérifiée
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Saviez-vous que
Lesotho et Botswana ne sont pas des noms : ce sont des conjugaisons.
Mosotho, une personne ; Basotho, le peuple ; Sesotho, la langue ; Lesotho, le pays. La racine ne bouge pas, seul le préfixe change — et il porte tout. Motswana, Batswana, Setswana, Botswana suivent exactement la même grammaire.
Ces préfixes de classe sont le trait le plus caractéristique des langues bantoues. Deux États en ont fait leur nom officiel : lus correctement, ils annoncent qu'ils sont le pays d'un peuple, et donnent au passage de quoi nommer ce peuple et sa langue sans se tromper.
Source officielle
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Saviez-vous que
« Bantou » n'est pas un peuple : c'est une catégorie forgée par un philologue en 1862.
Wilhelm Bleek construit le terme dans A Comparative Grammar of South African Languages, à partir d'une racine commune à des centaines de langues : ba-, le préfixe de pluriel humain, et -ntu, la personne. Ba-ntu : « les gens ».
Ce que Bleek nomme est une parenté entre langues, pas une identité. L'anthropologie coloniale, puis l'apartheid avec le Bantu Education Act de 1953, en ont fait une catégorie de « races » et de « cultures » bantoues — un usage que sa classification ne portait pas.
Source référencée
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SLE · fiche pays · réf. 2025
République de Sierra Leone (Republic of Sierra Leone)
En bref
La Sierra Leone porte un nom espagnol donné par un Portugais : « Sierra Leona », les montagnes du lion, que Pedro de Sintra crut y reconnaître en 1462. Freetown fut fondée en 1787 pour y installer des esclaves affranchis. Temne, Mende, Limba et Krio y font coexister traditions atlantiques, mandé et créoles.
Le nom "Sierra Leone" vient de l'espagnol "Sierra Leona" (montagnes du lion), donné par l'explorateur portugais Pedro de Sintra en 1462. Il aurait vu des montagnes qui ressemblaient à des lions rugissants, d'où le nom "Serra Lyoa" (montagnes du lion) en portugais, qui est devenu "Sierra Leone" en espagnol puis en anglais. Le nom a été conservé par les Britanniques lors de la colonisation.
Les peuples documentés ici représentent 79 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Organisation politique traditionnelle des Temne, chefferies indépendantes, résistance à la colonisation britannique.
Centres · Chefferies indépendantes (Rokel · Port Loko · etc.)Organisation politique traditionnelle des Mende, chefferies indépendantes, sociétés initiatiques (Poro, Sande/Bundu), résistance à la colonisation britannique.
Centres · Chefferies indépendantes (Bo · Kenema · etc.)