Royaume de Koush
Royaume nubien puissant, rival de l'Égypte, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes.
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Saviez-vous que
Le Bénin a pris un nom qui n'appartenait à aucun de ses peuples.
Jusqu'en 1975 le pays s'appelait Dahomey, du nom du royaume fon d'Abomey — un nom légitime, mais celui d'un seul groupe parmi la cinquantaine que compte le pays. Le gouvernement de Mathieu Kérékou le remplace par Bénin, d'après la baie sur laquelle le pays s'ouvre, précisément parce que ce nom-là n'était à personne.
Le calcul a son ironie : la baie du Bénin tient elle-même son nom du royaume du Bénin, qui se trouve au Nigeria et dont l'actuel Bénin n'a jamais fait partie. Le pays a échangé le nom d'un de ses royaumes contre celui du royaume d'un voisin.
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Saviez-vous que
Le Nigeria a été nommé dans une tribune de presse.
Le 8 janvier 1897, Flora Shaw publie dans le Times une chronique où elle propose d'appeler Nigeria les territoires administrés par la Royal Niger Company — l'appellation en vigueur, « Royal Niger Company Territories », étant impraticable. Elle est alors rédactrice coloniale du journal, et la journaliste la mieux payée de son temps.
Elle épouse en 1902 Frederick Lugard, qui devient gouverneur général et reprend le nom en 1914 en fusionnant les protectorats du Nord et du Sud. Le pays le plus peuplé d'Afrique porte donc un nom de commodité, trouvé par une chroniqueuse pour éviter une périphrase.
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Saviez-vous que
« Hottentot » serait une moquerie de la sonorité d'une langue.
L'hypothèse la plus répandue veut que les colons néerlandais du Cap, arrivés dans les années 1650, aient forgé le mot en imitant les clics de la langue khoekhoe — quelque chose comme « bègue ». Elle n'est pas établie : aucune attestation antérieure ne vient l'appuyer, et une autre piste le fait venir d'une formule répétée dans un chant nama.
Ce que l'on sait avec certitude, c'est ce que le mot est devenu : une insulte, tenue aujourd'hui pour profondément offensante en Afrique du Sud. L'autonyme, lui, ne varie pas — Khoekhoen, « les hommes des hommes ».
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SDN · fiche pays · réf. 2025
République du Soudan (Republic of the Sudan, جمهورية السودان)
En bref
Le Soudan porte un nom donné de l'extérieur : « Bilād as-Sūdān », le pays des Noirs, chez les géographes arabes. Royaumes de Koush et de Méroé, royaumes chrétiens nubiens, sultanat de Sennar : son histoire est celle de la vallée du Nil en amont de l'Égypte. Arabes soudanais, Beja, Nubiens et Four y composent la population.
Le nom "Soudan" provient de l'arabe "Bilād as-Sūdān" (بلاد السودان), signifiant "pays des Noirs". Ce terme était historiquement utilisé par les géographes arabes pour désigner la région subsaharienne habitée par des populations noires africaines, par opposition au "Bilād al-Bayḍā" (pays des Blancs) qui désignait l'Afrique du Nord. Le nom "Soudan" a été officialisé par les colonisateurs britanniques et égyptiens au XIXe siècle.
Les peuples documentés ici représentent 84 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume nubien puissant, rival de l'Égypte, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes.
Centres · Napata · MéroéRoyaume nubien puissant, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes, déclin au IVe siècle.
Centres · MéroéRoyaumes chrétiens nubiens, résistance à l'islam, déclin au XVe siècle, conversion progressive à l'islam.
Centres · Dongola (Makurie) · Faras (Nobatie) · Soba (Alodie)Sultanat islamique puissant, contrôle du commerce dans la vallée du Nil, résistance aux Ottomans, conquête égyptienne (1821).
Centres · SennarSultanat islamique, contrôle du commerce transsaharien, résistance à la colonisation britannique, conquête britannique (1916).
Centres · El FasherColonisation britannique et égyptienne, développement de l'économie de plantation (coton, arachides), exploitation minière, mouvements nationalistes (XXe siècle).
Centres · Khartoum (capitale coloniale)