Royaume d'Axoum
Royaume puissant, christianisation (IVe siècle), commerce avec l'Arabie, l'Inde et la Méditerranée. Centre intellectuel et religieux.
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Saviez-vous que
« Hottentot » serait une moquerie de la sonorité d'une langue.
L'hypothèse la plus répandue veut que les colons néerlandais du Cap, arrivés dans les années 1650, aient forgé le mot en imitant les clics de la langue khoekhoe — quelque chose comme « bègue ». Elle n'est pas établie : aucune attestation antérieure ne vient l'appuyer, et une autre piste le fait venir d'une formule répétée dans un chant nama.
Ce que l'on sait avec certitude, c'est ce que le mot est devenu : une insulte, tenue aujourd'hui pour profondément offensante en Afrique du Sud. L'autonyme, lui, ne varie pas — Khoekhoen, « les hommes des hommes ».
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Saviez-vous que
Lesotho et Botswana ne sont pas des noms : ce sont des conjugaisons.
Mosotho, une personne ; Basotho, le peuple ; Sesotho, la langue ; Lesotho, le pays. La racine ne bouge pas, seul le préfixe change — et il porte tout. Motswana, Batswana, Setswana, Botswana suivent exactement la même grammaire.
Ces préfixes de classe sont le trait le plus caractéristique des langues bantoues. Deux États en ont fait leur nom officiel : lus correctement, ils annoncent qu'ils sont le pays d'un peuple, et donnent au passage de quoi nommer ce peuple et sa langue sans se tromper.
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Saviez-vous que
Le fleuve Niger ne doit rien au latin niger.
Le nom vient très probablement du touareg egerew n-igerewen, « le fleuve des fleuves », employé sur le cours moyen autour de Tombouctou et raccourci par les intermédiaires du commerce transsaharien. La ressemblance avec le latin niger, « noir », a fait le reste : elle a fixé l'orthographe et suggéré un sens qui n'y était pas.
Les peuples riverains disaient tous à peu près la même chose dans leur langue : Joliba en mandingue, Isa Ber en songhaï, Orimili en igbo — « grand fleuve » —, Kwara en haoussa, Oya en yoruba. Deux États portent aujourd'hui le nom que l'Europe a mal entendu.
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ETH · fiche pays · réf. 2025
République fédérale démocratique d'Éthiopie (የኢትዮጵያ ፌዴራላዊ ዲሞክራሲያዊ ሪፐብሊክ)
En bref
L'Éthiopie est nommée par un mot grec, « Aithiopia », le pays des visages brûlés ; les Égyptiens l'appelaient Pount. Du royaume d'Axoum à l'Empire salomonien, son histoire étatique est ininterrompue, et elle n'a jamais été durablement colonisée — l'occupation italienne mise à part. Oromo, Amhara, Somali, Tigréens, Sidama et Gurage y composent une mosaïque sémitique et couchitique.
Le nom "Éthiopie" vient du grec "Αἰθιοπία" (Aithiopia), signifiant "pays des visages brûlés" ou "pays des Noirs". Le terme était utilisé par les Grecs anciens pour désigner les terres au sud de l'Égypte. Le nom amharique "Ityop'iya" (ኢትዮጵያ) est dérivé du grec.
Les peuples documentés ici représentent 79 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume puissant, christianisation (IVe siècle), commerce avec l'Arabie, l'Inde et la Méditerranée. Centre intellectuel et religieux.
Centres · Axoum (capitale)Empire puissant avec dynasties salomonides, christianisation, expansion territoriale, résistance à la colonisation.
Centres · Gondar · Addis-Abeba (capitale depuis 1889)Chute de l'empire (1974), régime socialiste (Derg), guerre civile, famine.
Centres · Addis-Abeba (capitale)Transition démocratique (1991), fédéralisme ethnique (1995), développement économique, défis de gouvernance et de stabilité.
Centres · Addis-Abeba (capitale)