Ancien Empire égyptien
Construction des pyramides, développement de l'écriture hiéroglyphique, centralisation du pouvoir pharaonique.
Centres · MemphisChargement de l'atlas
Saviez-vous que
« Bantou » n'est pas un peuple : c'est une catégorie forgée par un philologue en 1862.
Wilhelm Bleek construit le terme dans A Comparative Grammar of South African Languages, à partir d'une racine commune à des centaines de langues : ba-, le préfixe de pluriel humain, et -ntu, la personne. Ba-ntu : « les gens ».
Ce que Bleek nomme est une parenté entre langues, pas une identité. L'anthropologie coloniale, puis l'apartheid avec le Bantu Education Act de 1953, en ont fait une catégorie de « races » et de « cultures » bantoues — un usage que sa classification ne portait pas.
Source référencée
Chargement des pays
Saviez-vous que
Personne ne sait ce que veut dire Tombouctou.
Quatre étymologies au moins se disputent la ville. La plus racontée en fait Tin Buktu, « le lieu de Bouctou », une vieille femme touarègue à qui les nomades confiaient leurs biens près d'un puits. L'historien malien Sékéné Cissoko y lit plutôt tin, le lieu, et bouctou, une petite dune.
L'explorateur Heinrich Barth, lui, écartait le puits et proposait le songhaï tùmbutu, un creux dans le sable — la ville étant bâtie dans une cuvette. Aucune ne l'emporte. Le nom le plus mythique d'Afrique est celui dont on est le moins sûr.
Source non vérifiée
Chargement de la fiche pays
Saviez-vous que
Quatre pays portent le nom de Guinée, et personne ne sait ce qu'il veut dire.
Une piste le fait venir du berbère aginaw, « homme noir » — d'où akal n-iguinawen, « le pays des hommes noirs » — ; le mot apparaît sur les cartes européennes à partir du XIVe siècle. Une autre, avancée par le géographe Léon l'Africain en 1526, y voit une déformation de Djenné, la grande cité marchande du Niger.
Aucune n'est établie. Le nom n'en a pas moins servi à découper la côte, puis à baptiser la Guinée, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale — et, à l'autre bout du monde, la Nouvelle-Guinée, nommée ainsi par un navigateur qui trouvait à ses habitants un air de ressemblance.
Source non vérifiée
EGY · fiche pays · réf. 2025
République arabe d'Égypte (Jumhūriyyat Miṣr al-ʻArabiyyah)
En bref
L'Égypte s'appelle « Miṣr » en arabe depuis l'Antiquité, et « Kemet », la terre noire, dans la langue des pharaons ; « Égypte » est un mot grec passé par le nom d'un temple de Memphis. Ancien, Moyen et Nouvel Empire, période ptolémaïque, conquête arabe puis domination ottomane s'y sont succédé. Arabophones, Coptes, Siwi et Beja y composent l'une des plus longues continuités culturelles du monde.
Le nom "Égypte" vient du grec "Aigyptos", lui-même dérivé de "Hikuptah" (nom d'un temple de Memphis). Le nom arabe "Miṣr" (مصر) signifie "pays" ou "frontière" et est utilisé depuis l'Antiquité. L'ancien nom égyptien était "Kemet" (terre noire).
Construction des pyramides, développement de l'écriture hiéroglyphique, centralisation du pouvoir pharaonique.
Centres · MemphisExpansion territoriale, développement de la littérature et des arts, période de prospérité.
Centres · ThèbesApogée de la puissance égyptienne, expansion en Nubie et au Levant, règnes de Thoutmosis III, Akhenaton, Ramsès II.
Centres · Thèbes · MemphisDynastie grecque, hellénisation de l'Égypte, développement d'Alexandrie comme centre culturel.
Centres · AlexandrieProvince romaine puis byzantine, christianisation, développement du copte.
Centres · AlexandrieConquête arabe, islamisation progressive, arabisation linguistique.
Centres · Fostat (Le Caire)Dynastie chiite ismaélienne, fondation du Caire, développement culturel et commercial.
Centres · Le CaireÉtat mamelouk puissant, résistance aux Mongols et aux Croisés, développement économique et culturel.
Centres · Le CaireProvince ottomane, autonomie croissante sous les Mamelouks, modernisation sous Méhémet Ali (1805-1848).
Centres · Le CaireOccupation britannique, développement du canal de Suez, mouvements nationalistes.
Centres · Le Caire